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Une mutualisation avec les autres agences productrices d’enquêtes
01-02-2012
Cette page recense les études et enquêtes en cours de réalisation ou d’analyse à l’Inpes, enquêtes réalisées seul ou en partenariat. Elles ont donné ou donneront lieu à des publications de résultats publiés sur ce site lorsqu’elles sont pilotées par l’Inpes. Elles sont détaillées par populations étudiées dans les sous-menus de gauche.
Les enquêtes ou études en caractères italiques sont celles dont la responsabilité scientifique est dévolue à l’Inpes.
L’objectif du département Enquêtes et analyse statistique (EAS) est de développer le dispositif d’observation des attitudes et comportements de la population française dans sa diversité, soit par des enquêtes réalisées par l’Inpes (baromètres santé, cohorte de fumeurs et non-fumeurs, perception de la maladie d’Alzheimer, Baromètre sourds 2011, Priminject, etc.), soit dans le cadre de partenariats avec d’autres institutions porteuses d’enquêtes, dans un souci de mutualisation (enquêtes nationales sur la nutrition et l’activité physique en population générale ou auprès des précaires).
Ce développement passe également par des analyses régionales du Baromètres santé 2010 et son extension aux DOM. Ces données sont analysées sur l’ensemble de la population mais aussi sur des sous-populations d’intérêt (personnes âgées, jeunes, chômeurs, femmes, sans-domicile, professions ou secteurs d’activité…), dans le souci d’accompagner l’effort de programmation mis en place à l’Inpes et en développant, lorsque cela est utile, des partenariats avec des équipes de recherche.
Ces dernières années, l’Inpes a voulu resituer ses enquêtes dans l’ensemble du dispositif des enquêtes santé :
- enquête décennale Insee -Institut national de la statistique et des études économiques
- enquête santé protection sociale (ESPS) de l’Irdes -Institut de recherche et documentation en économie de la santé
- enquêtes de la Drees -Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques de l'administration centrale des ministères sanitaires et sociaux
- enquêtes de l’InVS -Institut de veille sanitaire
- enquêtes de l’Inserm -Institut national de la santé et de la recherche médicale, etc.
Cet effort a été accompli dans la préparation du Baromètre santé 2010 en cherchant à rationaliser le contenu du questionnaire, tout en s’appuyant sur les spécificités des baromètres santé (suivi des évolutions, centrage autour des attitudes et comportements de santé, liens comportements/représentations, surveillance comportementale, interrogation des moins de 18 ans, etc.). La taille importante de l’échantillon du Baromètre santé 2010 est notamment mise à profit régulièrement pour l’étude des comportements rares.
La coexistence d’enquêtes interrogeant les mêmes thèmes peut être intéressante, soit lorsque les approches sont suffisamment différentes pour fournir des prismes d’analyse complémentaires, soit dans un cadre de réflexion méthodologique, notamment lors de la mise en place des premiers exercices. Cependant, sur la durée, la concurrence des données peut s’avérer néfaste à la statistique publique en général et peut contribuer à brouiller le message sur les indicateurs et les données chiffrées. Ce fut le cas par exemple entre 2001 et 2005 avec pas moins de cinq enquêtes en population générale ayant porté sur la dépression, ou encore sur les écarts entre les trois enquêtes françaises sur la nutrition menées en population générale (Inca 2)- Étude individuelle nationale sur les consommations alimentaires 2006-2007 de l’ex-Afssa devenu Anses. Il est apparu pertinent, dans ce cas, de réfléchir, avec les autres agences productrices d’enquêtes, à une meilleure complémentarité des questionnaires, dans le cadre de partenariats d’enquêtes et de mutualisation des efforts.
L’objectif du département EAS est donc de centrer son activité sur la production d’un savoir utile à l’Inpes plus que sur la seule production d’enquêtes et de données brutes. Il s’agit de penser l’économie générale de la production de données, d’assurer une meilleure allocation des ressources statistiques disponibles et de leur valorisation. Une production raisonnée d’enquêtes permet en effet un approfondissement de la connaissance sur certaines thématiques, une réalisation d’analyses statistiques et d’interprétations plus importante, une meilleure collaboration interne et externe à l’Inpes.
Des collaborations fructueuses avec les équipes de recherche extérieures
Les analyses secondaires à grande valeur ajoutée en termes de connaissances sont généralement menées dans le cadre de collaborations avec les équipes de recherche extérieures, en particulier celles qui réalisent déjà des analyses secondaires sur les baromètres. Les quelques exemples de collaboration ont donné des résultats très convaincants, que ce soit sous forme de chapitre dans les ouvrages édités par l’Inpes ou d’articles scientifiques, et plus largement en termes de production de savoir. Au-delà de la synergie, ces collaborations sont aussi l’occasion de publier les travaux dans des revues scientifiques, ce qui permet d’afficher une reconnaissance de la communauté scientifique pour ces travaux.
Par ailleurs, de nombreuses collaborations portant cette fois sur la conception des enquêtes (élaboration du protocole, questionnaire, formation des enquêteurs, etc.) ont également vu le jour et se sont soldées par des partenariats de grande qualité permettant à la fois d’enrichir la connaissance sur les thématiques, mais aussi de faire progresser les questions de méthode d’enquête. On peut en donner quelques exemples, présents ou passés avec :
- les enquêtes KABP (Knowledge, Attitudes, Beliefs and Practices) sida aux Antilles-Guyane et en Métropole (partenariats avec l’ORS IdF - Observatoire régional de santé d’Île-de-France)
- l’analyse secondaire de l’enquête « Événement de vie et santé » (Drees) sur le sommeil et sur les usages de drogues comparés aux données du Baromètre santé 2005
- l’enquête Entred (Échantillon national témoin représentatif des personnes diabétiques) 2005-2010 conduite par l’Institut de veille sanitaire pendant quatre ans (2007 à 2010) a par exemple permis d’évaluer l’état de santé des personnes diabétiques ainsi que la qualité et le coût de leur prise en charge.
- les enquêtes en milieu scolaire HBSC - Health Behaviour in School-aged Children- (Rectorat de Toulouse) et ESPAD - European School Survey Project on Alcohol and Other Drugs (OFDT - Observatoire français des drogues et des toxicomanies)
- la cohorte ITC – International Tobacco Control, projet d'évaluation des politiques publiques de lutte antitabac (INCa et Université de Waterloo) qui consiste à suivre des cohortes de fumeurs et de non-fumeurs dans une vingtaine de pays et dont les résultats de la deuxième phase sont en ligne.
- les enquêtes en Centres d'hébergement et de réinsertion sociale (pdf, 1,2 Mo) (CHRS) et auprès des sans-abri (OFDT et Samu social), etc.