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Contraception d’urgence
Jusqu’à cinq jours pour agir
La contraception d’urgence est une méthode de rattrapage efficace pour éviter une grossesse non désirée. Cependant, les femmes y ont peu recours. Afin de les informer sur les solutions disponibles et sur leur délai d’efficacité, l’Inpes et le ministère chargé de la santé ont lancé, le 22 juin, une nouvelle campagne de communication. Présentation.
La contraception d’urgence est globalement peu utilisée par les Françaises : en 2007, seulement une femme sur dix ayant pratiqué une IVG (interruption volontaire de grossesse) y avait eu recours pour éviter une éventuelle grossesse. Selon le Baromètre santé 2010, cette tendance est très marquée chez les 18-24 ans. Elles ne sont en effet que 12,5 % à s’être tournées vers cette solution dans les douze derniers mois, alors que chez cette tranche d’âge, près d’une grossesse sur deux n’est pas désirée.
Un manque d’information
Le recours insuffisant à la contraception d’urgence s’explique notamment par une méconnaissance des méthodes disponibles, de leurs conditions d’obtention ou encore des délais d’efficacité. Près de 40 % des Français déclarent d’ailleurs ne pas les connaître. Et chez ceux qui croient en avoir connaissance, 63 % pensent à tort qu’ils n'excèdent pas 24 heures.
En réalité, après une prise de risque, les femmes ont jusqu’à cinq jours pour agir. C’est le message que la nouvelle campagne de communication a relayé : "En cas de doute, vous avez jusqu’à 5 jours pour bénéficier de la contraception d’urgence. Plus vous la prenez tôt, plus elle est efficace. Parlez-en à un professionnel de santé. Plus d’informations sur choisirsacontraception.fr".
Lever le doute
Plus spécialement destiné aux femmes de 18 à 24 ans, le dispositif s’articulait autour des prises de risque les plus fréquentes : l’oubli de pilule, l’accident de préservatif et l’absence de contraception. Il mettait en scène les questionnements de jeunes femmes confrontées à ce type de situations : entre déni, doute et négociation avec soi-même. Tout en misant sur l'humour et l'empathie, la campagne présentait ainsi la contraception d’urgence comme un moyen d'écarter les affres du doute, souvent omniprésent après un rapport sexuel à risque.
Elle invitait aussi les femmes à aller plus loin, en les renvoyant vers les professionnels de santé et le site dédié choisirsacontraception.fr.
Le dispositif de communication
Trois spots radio ont été programmés en métropole et dans les Dom, du 22 juin au 10 juillet, ainsi que trois bannières web, du 22 juin au 17 juillet. Et une annonce présentant la campagne a été publiée dans la presse à destination des médecins généralistes, des gynécologues, des pharmaciens et des sages-femmes.
Rappel des délais
Les femmes peuvent se procurer – sans ordonnance – un moyen de contraception d’urgence (gratuit et anonyme pour les mineures) à prendre jusqu’à trois jours après le rapport non protégé. Entre trois et cinq jours après la prise de risque, une pilule contraceptive d’urgence, uniquement disponible sur prescription médicale, peut également leur être proposée. Autre solution de rattrapage : le dispositif intra-utérin (DIU) au cuivre, à utiliser dans les cinq jours, également sur prescription d’un médecin généraliste, d’un gynécologue ou d’une sage-femme.