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Boissons : fréquence et contexte de consommation
16-10-2004
La totalité des Français interrogés boivent dans la journée, mais un sur quatre ne le fait pas à chaque repas. Le matin, l'absence de prise de boisson est davantage due à l'absence de petit déjeuner qu'à une prise d'aliment non accompagnée d'une boisson, alors qu'à midi et le soir c'est plutôt lors des repas qu'un certain nombre d'individus ne boivent pas. Les 60-75 ans boivent moins fréquemment dans la journée que les adultes et les jeunes.
La part de consommateurs d'eau minérale a nettement augmenté, chez les hommes comme chez les femmes, depuis 1996. En 2002, plus de la moitié des Français interrogés boivent exclusivement de l'eau minérale, alors que c'était seulement le cas d'un peu plus d'un tiers d'entre eux en 1996. La consommation d'eau minérale reste plus répandue chez les femmes et moins chez les jeunes qui sont les plus grands consommateurs d'eau du robinet. L'eau minérale est aussi davantage bue parmi les individus à revenu élevé, vivant dans les zones urbaines et du nord de la France.
La consommation de jus de fruits a augmenté depuis 1996 portant à un tiers la part de Français de 18 à 75 ans qui en prend au moins une fois dans la journée en 2002 contre un quart en 1996. Cette boisson est davantage consommée par les jeunes et les individus au niveau de revenu élevé. Elle est prise essentiellement au petit déjeuner.
La prise de sirop ou de sodas est restée stable depuis 1996. Les sodas sont davantage consommés que le sirop et ils le sont plus par les hommes. Ces boissons sont surtout prises par les jeunes qui sont, en proportion, trois fois plus nombreux que leurs aînés à en boire. Elles sont, à l'inverse des jus de fruits, davantage consommées par les individus à revenus modestes. Un lien apparaît également entre la consommation de ces boissons et la prise de repas dans les fast-foods ou dans la rue. Une association avec le fait de prendre son repas devant la télévision est aussi observée.
Dans l'échantillon, près de quatre personnes sur dix boivent du lait dans la journée et c'est le cas de plus de la moitié des jeunes qui en sont les plus gros consommateurs. Les seniors sont en proportion aussi nombreux que les autres adultes à en prendre. La part de consommateurs de boissons lactées n'a pas évolué depuis 1996, pas plus que le choix des types de lait. Le lait demi-écrémé reste le plus consommé. Le lait entier est davantage pris par les hommes et le lait écrémé par les femmes.
La proportion de consommateurs de café et de thé n'a pas évolué entre 1996 et 2002. Le café est bu par une large majorité de la population (plus de 70 % en prennent dans la journée), alors que le thé est une boisson moins répandue (moins de 20 % en boivent dans la journée). Le café est davantage consommé par les hommes et moins par les personnes ayant un niveau de diplôme supérieur au bac, alors que le thé est plus une boisson féminine et bue par les personnes au niveau de diplôme supérieur au bac.
La part de Français de 18 à 75 ans ayant pris une boisson alcoolisée au moins une fois dans la journée a diminué entre les enquêtes de 1996 et de 2002, passant de 45 % à 39 %. La prise d'une boisson alcoolisée dans la journée est davantage observée chez les hommes et les personnes âgées de 40 ans et plus. Les hommes boivent aussi de l'alcool plus fréquemment dans la journée que les femmes, consomment un nombre moyen de verres plus élevé et sont en proportion plus nombreux qu'elles à dépasser les seuils maximaux journaliers recommandés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) (trois verres pour les hommes et deux verres pour les femmes). Les hommes ayant -consommé dans la journée plus de trois verres vivent davantage dans des communes rurales, alors que les femmes qui ont bu plus de deux verres font plus souvent partie des individus à revenus et niveau d'études élevés. Pour les deux sexes, la part de consom-mateurs excessifs augmente avec l'âge.
En proportion de consommateurs, le vin rouge reste l'alcool le plus consommé, mais la tendance est à la baisse : la part d'individus de l'échantillon ayant bu ce type de vin dans la journée est passée de 30 % en 1996 à 23 % en 2002, cette diminution s'observant aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Une analyse de cette évolution de la consommation de vin rouge selon les tranches d'âge montre une diminution significative pour toutes, sauf pour celles des 18-29 ans et des 60-75 ans où la fréquence de consommation est restée stable.
